Je m'apprêtais à m'assoir sur une grande roche qui trainait sur la plage lorsque j'aperçus, au loin, une jeune fille, assise, la tête dans les genoux. Que faisait-t-elle là ? me demandais-je. Il était rare que des gens viennent s'aventurer dans cette partie de la plage : le sable était sombre, les rochers erraient, les crabes courraient...Mais ce qui était encore plus étonnant, c'était que la plage était fermée à cette heure-ci, justement pour éviter les accidents.
Discrètement, je m'approchai un peu plus près d'elle. Sa silhouette m'était étrangement familière. Ses cheveux étaient bruns aux mèches dorées par les rayons du soleil. Je ne voyais pas son visage.
Elle ne s'était toujours pas aperçu de ma présence, et pourtant, j'étais bien là, planté comme un piquet, à la regarder, telle une Lorelei. Je me décidai enfin à aller la voir :
« Euh...hésitais-je
Elle sursauta de peur, puis se redressa, la main au c½ur, laissant son visage dévoilé. Je l'avais déjà vu, mais impossible d'y mettre un nom.
- Excuse-moi de t'avoir fait peur. C'était pour te dire que que...La plage est fermée à cette heure-ci.
- Et alors ?! Qu'est-ce que tu fais ici dans cas là ? Puis, déjà, occupe-toi de tes oignons ! Si je veux rester ici, je reste ! rétorqua-t-elle sèchement en remontant une de ces mèches.
Bizarrement, la haine qui teintait ses paroles ne m'atteint pas, mais je fis mine d'être énervé :
- Je ne voulais pas le prendre sur ce ton, mais puisque tu m'y oblige...murmurais-je.
Je pris une grande aspiration.
- D'une part, çà me regarde, si il t'arrive quelque chose, c'est mon grand-père qui paye ! Ensuite, tu te prends pour qui pour me répondre comme ça ?! Moi je te parle gentiment et toi tu... Je m'arrêtai car elle s'était levée. Elle était assez petite...Elle me regarda droit dans les yeux quelques secondes avant de lancer :
- Pour Olalla Dominguez.
On continua de se regarder pendant je ne sais pas trop de temps ; j'étais comme hypnotisé par ses yeux noisettes.
- Hein ?
- Je me prends pour celle que je suis : Olalla Dominguez.
- Olalla Dominguez...Cela ne me dit rien...
Puis soudainement, elle se mit à sourire, puis à rire d'un rire argentin allant crescendo. Je me demandais ce que j'avais dit pour la mettre dans un état pareil. Olalla ? Je la regardai encore une fois.
- Olalla...Mais oui Olalla, la patineuse artistique !
Elle s'arrêta d'un coup, me regarda, avant de reprendre de plus belle. Elle riait à en pleurer.
- Ca va aller ? M'inquiétais-je.
-Oui...Oui. Glissa-t-elle entre deux rires. Puis elle finit par se calmer.
-Les raisons de cette soudaine hilarité ?
-Oh pour pas grands choses ! J'ai tellement eu l'habitude d'être reconnu partout que de te voir là, à chercher qui je suis..Et puis ta tête me fait marrer !
-Félicitation enfaite ! Mais pourquoi tu pleurais ?
Elle fit mine de ne pas avoir entendu.
- Tu n'es pas d'ici je suppose ?
-Tu suppose bien. Je suis de Madrid. Mais tu n'as pas répondu à ma question.
Elle baissa la tête.
- J'ai dit quelque chose de mal ?
-Non...Mais enfaite, tu t'appelle comment ?
-Fernando José Torres Sanz, 16 ans.
-Olalla Miga Rita Dominguez Liste. Dit-elle comme pour se moquer de moi. Excuse moi d'avoir été méchante tout à l'heure. »
Nous discutâmes encore un peu, de tout et de rien. Malgré le petit accrochage du début, je la trouvais plutôt sympa. Et pour la première fois de ma vie, je trouvais une fille mignonne ! Elle posa sa tête sur mon épaule déclenchant chez moi, une grosse poussée d'adrénaline, et nous regardons le coucher du soleil. Je l'aimais bien. Avec elle je n'étais pas gêné, je me sentais bien.
« Il faudrait peut-être y aller. Tu habites où ?
- Je n'habite pas ici, je suis à Estorde pour les vacances. Je suis dans le camping *****
-Ah, moi aussi. Je te raccompagne. ? »
Elle acquiesça et me pris la main.
Sur la route, j'eu l'impression d'être observé. Je me retournai et ne vit qu'un ballon, de foot. C'était le mien. Je commençais à jongler avec en me demandant ce qu'il faisait là.
« Quand tu disais que t'étais footballeur, c'était vrai ?
-Oui pourquoi je mentirais ?
-J'sais pas...Tu es dans quel équipe ? Le real ?
-Non ! L'atleti.
-Je ne connais pas, enfaite question foot, je ne suis pas très casé...
-Mais tu croyais vraiment que j'allais mentir ?
- Ba..Vu comment tu à l'air mal au point ! lança-t-elle
-Ca veut dire quoi ça ?
-Ca veut dire ce que ça veut dire ! répondit-elle en s'éloignant.
-Petite garce ! Lançais-je en la rattrapant.
-C'est mon deuxième nom !
-Ah bon, je croyais que c'était Miga ? » Et nous partîmes dans un fou rire.
Arrivé devant sa porte, elle vérifia anxieusement que ces parents ne soient pas là car ils n'étaient pas au courant de son escapade de nuit. Elle me dit au revoir, me fit un bisou sur la joue, et laissa.
Arrivé dans mon mobil home, je fus surpris de la réaction de tout le monde. Il me dévisageait tous. Ce n'était tout de même pas la première fois que je « me retirais sous ma tente »
- Mon fils ! s'exclama ma mère, en me serrant dans mes bras. Je ne comprenais plus rien.
Pendant qu'Israël faisait de grand signe à ma mère, je cherchais multiples hypothèses pour expliquer ce comportement étrange :
-Un mort, une tragédie, un drame ?
Voilà!
Impressions?
Critiques (constructives /!\)
Questions ?
30 comm'z pour la suite.
P.S. : Hommage au plus grand artiste de tous les temps (pour moi) qu'était Michael Jackson. R.I.P.